ActualitésÉvénements

16 mars 2026

Pour en savoir plus sur M4DI
Pour découvrir le retour d’expérience de participants (en anglais)

Au cours de la semaine du 16 mars, le consortium « Méthodes et modèles pour l’intégration de données multimodales et multi-échelles » (M4DI) s’est rassemblé pour sa retraite annuelle au Domaine de Lyon Saint-Joseph.

Le projet M4DI

Le projet M4DI vise à développer des méthodes innovantes pour intégrer des données biomédicales multimodales et multi-échelles. Cet enjeu s’inscrit dans un contexte de production massive de données, issues notamment des approches omiques et des bases cliniques. Ces données ouvrent des perspectives inédites pour mieux comprendre les maladies, mais leur exploitation reste difficile en raison de leur hétérogénéité, de leur caractère fragmenté et du décalage entre le faible nombre de patients disponibles et le très grand nombre de variables à analyser.

Porté par des équipes interdisciplinaires, M4DI ambitionne de proposer de nouvelles méthodologies capables de faire progresser les soins de santé et la prédiction de l’apparition des maladies en aidant au diagnostic et au pronostic, en fournissant des outils d’aide à la décision clinique, et/ou en identifiant de nouvelles voies thérapeutiques.

Pour cela, le projet M4DI s’appuie sur une approche originale, qui place les doctorants recrutés au centre de la dynamique du projet.

La retraite

Le projet se veut fortement pluridisciplinaire, avec de réels enjeux d’animation et d’interfaçage entre les équipes rassemblées. À ce titre, l’édition 2026 de la retraite a mobilisé des outils issus des méthodologies de l’intelligence collective. Cette session d’ouverture a servi à la fois de formation et de moment privilégié pour renforcer la cohésion et instaurer des règles de bonne conduite pour la suite de la semaine.

La deuxième partie de la retraite a accentué l’aspect collaboratif à travers la présentation des travaux en cours des différentes équipes du consortium, dans une approche de co-construction, d’imprégnation collective et d’échanges constructifs sur les futures étapes de chaque volet du projet.

Le troisième temps fort a permis une ouverture vers l’extérieur du consortium, notamment grâce à deux interventions de chercheurs extérieurs à M4DI :

  • Mathilde Paris (IGFL), sur la modélisation appliquée à l’étude de la régénération dans des modèles non conventionnels,
  • Franck Picard (AI4scMED), qui a abordé de manière très didactique les méthodologies biostatistiques de séparation et de visualisation issues du single-cell, nécessaires à l’analyse multimodale.

La seconde moitié de la semaine était davantage dédiée aux doctorants du consortium. Cette année, le projet a ouvert cette partie à une dizaine de doctorants d’autres projets du PEPR SN (par exemple ShareFAIR, NEUROVASC, SMATCH). Ce temps s’est organisé autour de formations sur l’après-thèse et sur la manière de présenter efficacement leurs travaux de recherche, de moments de discussions scientifiques appelés Helpathons, ainsi que d’un World Café pour partager des conseils sur des sujets tels que l’écriture d’articles scientifiques ou la création de posters.

Il s’agit d’une semaine riche en échanges, illustrant la transdisciplinarité propre à la santé numérique, mais aussi propice à une réflexion sur les outils, les méthodes et la place du chercheur, parfois également enseignant ou médecin, dans le domaine de l’intelligence artificielle.